Ma Biographie

David Duchamp
David Duchamp en 2017 à Barcelone
Nom Réel David de Jong
Naissance 24 février 1969
à Sofia (Bulgarie)
Nationalité Néerlandais
Profession Artiste plasticien pirate & contestataire

Signature

Signature de David Duchamp

David Duchamp, de son vrai nom David de Jong, est un artiste plasticien néerlandais.

Sa palette de styles couvre un large territoire et chacune de ses réalisations est tellement différente, qu'il est difficile de le placer dans un courant artistique précis.

Il devient connu pour ses œuvres hommages ou contestataires.
Il est l'inventeur du terme et du concept des « Ready-Remade ».

Mémoires

David de Jong est né à Sofia (Bulgarie) le 24 février 1969, de père hollandais, Thomas de Jong et de Marie-Thérèse Martynov, belge d'origine bulgare.

Dans les années 60, son père est négociant en matières premières à Bruxelles (Belgique), sa mère, qui est secrétaire, se met à son service.
Ils se marient en 1964 et son père, sur les conseils de sa belle-famille, décide de traverser le rideau de fer pour se rendre à Karlovo en Bulgarie, où il s'installe comme exportateur de roses de Damas. [1]

David y passe les cinq premières années de sa vie, puis ses parents l'envoient en pension dans une école primaire helvétique, afin qu’il puisse y bénéficier du meilleur niveau d’enseignement possible.

Par la suite, il étudie en internat au collège Tonelli à Leytron (Suisse) jusqu'au niveau de la maturité (qui correspond au baccalauréat français).
Dans cet établissement, son professeur d'art plastique lui enseignera le dessin, la peinture, la photographie, l'artisanat et l'histoire de l'art.

Entre-temps, ses grands-parents maternels s'installent sur la Côte d'Azur, à Cannes (France) où il passera chacune de ses vacances d'été [2], ainsi que chaque Noël avec ses parents.
Ancienne institutrice, sa grand-mère est férue d'art et son grand-père, un modeste peintre figuratif.

Ses grands-parents l'emmènent souvent à des expositions et vernissages, au cours desquels il peut voir des artistes qui deviendront célèbres par la suite : le sculpteur César, Arman, Niki de Saint-Phalle, Jean Tinguely, Ben, etc...

Et ses parents lui font visiter les plus grands musées d'Europe lors de leurs vacances, ce qui lui permet aussi d'admirer et d'apprécier l'art ancien.

Alors qu'il vient d'avoir 18 ans, David tombe amoureux et choisit de tout plaquer, contre l'avis de sa famille, pour partir vivre avec sa compagne à Madrid (Espagne).
Cette relation sentimentale sera brève à cause de son désaccord sur les traditions barbares pratiquées dans ce pays envers les animaux, et défendues avec ferveur par cette dernière.

Ensuite, il voyage durant une trentaine d’années dans toute l'Europe, en vivant longtemps dans chaque pays, où il exerce différents métiers (vendeur, serveur, réparateur, chanteur,...)

Durant tout ce temps, il expose et vend ses œuvres sous divers pseudonymes.
Pourtant, il se sentira forcé d'adopter un nom d'artiste, comme il le raconte dans son interview :

Marcel Duchamp
Marcel, mon cauchemar permanent

Je crois au phénomène de possession et j'en suis une preuve vivante.
Sans doute à cause de mes lectures d'enfant de revues sur le paranormal auxquelles ma mère était abonnée, qui ont développé mon hyper-sensibilité à ce genre de choses.

Au cours de l'année 2005, j'ai perdu ma mère et ma grand-mère, et quelques mois plus tard, alors que j'étais dans un état de faiblesse psychologique extrême, j'ai senti un esprit venir me posséder.

Lorsqu'il m'a ensuite révélé son nom, je n'ai pas voulu l'admettre : il s'agissait de Marcel Duchamp !
(…)

En 2016, j'ai perdu la totalité de mes affaires lors d'un déménagement et le plus dur fut d'accepter que mes souvenirs soient partis en fumée !
Ma mère avait gardé précieusement quelques dessins et documents de ma jeunesse, et grâce à Internet j'ai pu retrouver certaines photos, mais il me restait toutes mes œuvres à recréer.

Loin de baisser les bras, je me suis attelé à la tâche, et Marcel, comme à son habitude, me submergeait de conseils pendant mon travail.

Je le menaçai alors : « si tu continues à me casser les burnes, je signerai dorénavant Duchamp ! »
Ce à quoi il me rétorqua : « Chiche ! »

Alors par défi, je décidai de prendre le patronyme de celui qui m'embrouille les neurones régulièrement sans jamais y avoir été invité.

Malgré cela, on peut constater que toutes les créations de David Duchamp sont différentes, novatrices, et qu'elles sont le fruit de ses propres idées, de son propre talent.

Il dit qu'il lui aura fallu attendre patiemment que l’époque vienne pour que les gens puissent enfin comprendre son travail, et que ce changement a enfin commencé.

Lassé de la folie des hommes et de leur cruauté (notamment à l'égard des enfants et des animaux), il vit désormais dans sa tour d'ivoire, où il consacre le reste de sa vie à produire ses œuvres, refusant les interviews et d'être présent à quasiment toutes ses expositions.

Œuvres

De Graal
Au coffee-shop « De Graal »
Œuvre N° Zéro
« Œuvre N° Zéro »

En 1996, il décide de partir découvrir le pays de son père : en quelques semaines, il trouve une place de réparateur au coffee-shop « De Graal » à Amsterdam (Pays-Bas). [3]

Après quelques mois, le propriétaire lui en propose la gérance. Il accepte et, tout en lançant de nouvelles animations qui rencontrent beaucoup de succès, il en profite pour exposer de manière permanente et vendre ses peintures psychédéliques.

En 2002, il se retrouve sur la Piazza Navona à Rome (Italie), où il vend aux touristes de petites aquarelles de paysages italiens, qu'il signe « David di Roma » sous leurs yeux. [4]

En juillet 2008, il partage un stand avec plusieurs artistes au festival « Tomorrowland » à Boom (Belgique), durant lequel il vend ses « Impermanent Heterogeneous Objects », assemblages d'objets métalliques vernis à la peinture colorée transparente et mis sous cloche, signés « D. de Jong ».

Il passe l'hiver 2012 dans les îles Canaries, où il se fait embaucher au restaurant « El Gran Dali » à Playa del Inglés comme rabatteur et met à profit cet emploi pour vendre aux touristes de petits dessins au crayon, rapidement faits à la demande, qu'il signe en hommage : « El Gran David ».

Puis, il part explorer l'Europe de l'Est en 2014, et après un passage dans les Balkans, il finit par s'installer à Bucarest (Roumanie), où il tente d'y ouvrir une société de création graphique pour le web.

En 2015, il revient en Espagne, et vit en Catalogne, région qu'il affectionne particulièrement.
Le propriétaire du Cannabis-Social-Club « La Rambla » à Barcelone, lui propose de décorer les murs avec des peintures abstraites. Il réalise alors une dizaine de toiles qu'il vendra à des clients, signées « D! ».

Au cours de l'été 2016, le camion de déménagement qui lui ramenait ses affaires de Bucarest, fait une embardée, se retrouve dans le fossé et brûle, emportant avec lui toutes ses œuvres.

Cela lui prendra des années pour les refaire, mais il les signera désormais de son nom d'artiste définitif : « Duchamp ».

Puis il prend la décision en 2017 de convertir ce qui était une occupation dilettante en carrière professionnelle d'artiste contemporain et d’y vouer le reste de sa vie entière.

Absent de France depuis trente ans, il revient sur la Côte d'Azur en 2018, et présente une pièce majeure, « Œuvre N° Zéro » et deux peintures de sa collection « Je suis pas d'accord ! », à la galerie « Le César » tenue par Ben Vautier.

En 2019, il lance sa galerie sur le web et y présente ses productions.

Cette même année, au mois de décembre, il crée l'œuvre « Fugue en Sol Majeur » [5] spécialement pour le gala de charité organisé par la ville à l'opéra de Nice, au profit de la Fondation de l'hôpital Lenval et de la jeunesse de l'O.G.C.N [6], qui est exposée et vendue par le commissaire-priseur de la maison de ventes « Millon Drouot ».

A noter que ce fut le président de l'O.G.C.N lui-même qui acheta ce tableau ! [7]

Ensuite, il réalise une performance qui s'appelle « Dictature : 3 jours de silence » [8], vendue à l'artiste « Ben Vautier » qui l'expose dans sa propre maison.

Puis en 2020, il reprend ses longs voyages internationaux, toujours à la recherche d'un havre de paix...

Expositions

  • 1996 : Peintures psychédéliques - coffee-shop « De Graal », Amsterdam (Pays-Bas)
  • 2002 : Paysages italiens (aquarelles) - Piazza Navona, Rome (Italie)
  • 2008 : « Impermanent Heterogeneous Objects » - festival « Tomorrowland », Boom (Belgique)
  • 2012 : Dessins au crayon - restaurant « El Gran Dali », Playa del Inglés (Îles Canaries)
  • 2015 : Peintures abstraites - C.S.C « La Rambla », Barcelone (Espagne)
  • 2018 : Présentation d’œuvres à la galerie « Le César », (France)
  • 2019 : « Fugue en Sol Majeur » - Opéra de Nice (France)
  • 2020 : « Dictature : 3 jours de silence » - Maison de Ben Vautier (France)

Galerie de photos (cliquez dessus !)


( Biographie écrite par Thierry, son ami d'enfance )

Notes et références

1. Entre 1954 et 1989, le régime autocratique de Todor Jivkov amena une ère de stabilité politique et sociale, et une ouverture commerciale vers l'Europe de l'Ouest.

2. David ne connaîtra jamais ses grands-parents paternels, ceux-ci ayant été fusillés en septembre 1944, lors de l'opération « Market Garden », pour avoir hébergé des parachutistes anglais.

3. Le coffe-shop « De Graal » : www.amsterdam.info/coffeeshops/de-graal

4. En réalité, ces aquarelles étaient réalisées par son ami Manolo, mais comme David était meilleur vendeur, il avait trouvé cette astuce consistant à les signer devant les clients.

5. Vous pouvez voir cette œuvre sur mon site en cliquant ici.

6. Ils soutiennent le Fonds de Dotation : www.ogcnice.com/fr/citoyen/ils-nous-soutiennent

7. Résultats du gala de charité : www.ogcnice.com/fr/actualite/38722/130-000-pour-les-enfants

8. Vous pouvez voir cette œuvre sur mon site en cliquant ici.